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Annexe : Ryad as Salehin ( Le Jardin des Vertueux)
Chapitre N°100 – Le devoir de dire au début: «Bismillah» (au nom de Dieu) et à la fin: «Al hamdoulillah» (la louange est à Dieu)
728. ‘Omar Ibn Abi Salama (das) rapporte: «Le Messager de Dieu (bsdl) m’a dit: «Prononce le nom de Dieu au début du manger, mange avec ta main droite et mange de devant toi». (Rapporté par Boukhary et Mouslim)
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729. Selon ‘Âisha (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand l’un de , vous mange, qu’il commence par prononcer le nom de Dieu le Très- Haut. S’il oublie de le faire au début, qu’il dise: «Au nom de Dieu à son début et à sa fin».(Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)
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730. Jàber (das) rapporte: «J’ai entendu le Messager de Dieu (bsdl) dire: «Quand l’homme entre dans sa maison et prononce le nom de Dieu à son entrée et au début de son repas, le Diable dit à ses compagnons: «Vous n’avez dans cette maison ni un lieu où passer la nuit, ni de quoi dîner». Et quand il entre sans prononcer le nom de Dieu, le Diable leur dit: «Vous êtes arrivés au lieu où vous pouvez passer la nuit». Quand il ne prononce pas le nom de Dieu au début de son manger, le Diable leur dit: «Vous voilà arrivés au lieu où vous avez pour cette nuit le gite et le couvert». (Rapporté par Moslem)
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731. Houdheyfa (das) rapporte: «Quand nous partagions un repas avec le Messager de Dieu (bsdl), nous n’y mettions pas la main avant lui. Nous avons une fois pris part à un repas avec lui. Une fillette arriva en courant comme poussée par quelqu’un. Elle s’apprêta à mettre la main dans le repas quand le Messager de Dieu (bsdl) la lui saisit pour l’en empêcher. Puis arriva un Bédouin se pressant comme poussé par quelqu’un. Il tendit la main vers le plat mais le Messager de Dieu (bsdl) la lui retint. Il dit: «Le Diable se permet votre manger tant qu’on n’a pas prononcé le nom de Dieu sur lui. C’est pour cela qu’il fit venir cette fille afin de se servir d’elle pour avoir droit au repas. Il fit venir le Bédouin pour la même raison. J’ai retenu à chaque fois leur main. Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main, la main du Diable était dans la mienne en même temps que celle de ces deux-là». Il prononça alors le nom de Dieu et mangea». (Rapporté par Moslem)
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732. Oumeya Ibn Makhshi (das) rapporte: «Le Messager de Dieu (bsdl) était assis alors que quelqu’un mangeait. Il ne prononça pas le nom de Dieu jusqu’à l’épuisement de son repas. Lorsqu’il leva la dernière bouchée vers sa bouche, il dit: «Au nom de Dieu à son début et à sa fin». Le Prophète (bsdl) dit en riant: «Le Diable n’a pas cessé de partager son repas. Dès qu’il prononça le nom de Dieu, il vomit tout ce qu’il avait dans le ventre». (Rapporté par Abou Dawùd et Annasï’i) (Hadith faible selon cheikh Al Albani ( ra))
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733. ‘Àisha (das) a dit: «Le Messager de Dieu (bsdl) mangeait un repas avec six de ses Compagnons. A ce moment arriva un Bédouin qui avala le repas en deux bouchées. Le Messager de Dieu (bsdl) dit: «S’il avait prononcé le nom de Dieu, le repas vous aurait suffi». (Rapporté par Attirmidhi)
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734. Selon Abou Oumàma (das), le Prophète (bsdl) disait toujours à la fin du repas: «A Dieu revient la louange pure et bénie. Nul ne peut Te louer, ô Seigneur!, comme Tu le mérites et nul ne peut se passer de Toi». (Rapporté par Al Boukhâri)
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735. Selon Mou’àdh Ibn Anas (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Ce- lui qui dit à la fin de chaque repas: «La louange est à Dieu qui m’a procuré ce manger et me l’a octroyé alors que je n’ai ni pouvoir ni force», se voit absoudre de tous ses péchés passés». (Rapporté par Abou Dawûd et Attirmidhi)
Chapitre N°101 – Le devoir de ne dire aucun mal du repas, tandis qu’il est recommandé de le louer
736. Abou Hourayra (das) rapporte: «Le Messager de Dieu (bsdl) n’a jamais dit du mal d’un repas. S’il lui plaisait, il le mangeait, sinon, il le laissait».(Rapporté par Boukhary et Mouslim)
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737. Selon Jàber (das), le Prophète (bsdl) demanda à l’une de ses épouses de lui donner quelque chose à manger avec son pain. Elle lui dit: «Nous n’avons que du vinaigre». Il demanda qu’on lui en apporte et se mit à manger son pain avec du vinaigre tout en disant: «Que le vinaigre est bon pour faire passer le pain! Que le vinaigre est bon pour faire passer le pain!». (Rapporté par Moslem)
Commentaire :
Si le vin est strictement interdit par l’Islam, le vinaigre par contre, ne l’est nullement. Il y a même un Hadith disant que «la bénédiction de Dieu ne se trouve pas dans une maison où il n’y a pas de vinaigre».
Nous savons que l’alcool du vin (qui est la cause de son interdiction) est oxydé dans le vinaigre en acide acétique qui n’a aucun effet envirant. Cet acide tire son nom des ascètes qui font du vinaigre leur principal condiment. Donc l’usage du vinaigre est une marque d’humilité et de fuite du faste de ce bas-monde. Or l’humilité et la pauvreté sont les vraies portes de la sagesse.
Chapitre N°102 – Ce que doit dire en présence du manger celui qui jeûne quand il ne rompt pas son jeûne
738. Abou Hourayra (das) a dit: «Le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand l’un de vous est invité à un repas, qu’il y aille. S’il jeûne, qu’il se contente de prier Dieu et, s’il ne jeûne pas, qu’il mange». (Rapporté par Moslem)
Chapitre N°103 – Ce que doit dire celui qui a été invité à un repas et qui y a été suivi par quelqu’un d’autre
739. Abou Mas’ùd Al Badri (das) rapporte: «Quelqu’un invita le Prophète (bsdl) à un repas destiné à cinq personnes. Or quelqu’un les suivit. Une fois arrivés à la porte, le Prophète (bsdl) dit à leur hôte: «Celui-ci nous a suivis. Si tu veux bien lui permettre de partager notre repas, sinon il se retire». L’autre dit: «Je lui permets plutôt de partager notre repas, ô Messager de Dieu!» (Rapporté par Boukhary et Mouslim)
Chapitre N°104 – Le devoir de manger de ce qui est devant soi et d’éduquer par la persuasion celui qui ne respecte pas les règles du manger
740. ‘Omar Ibn Abi Salama (das) rapporte: «J’étais un enfant vivant sous le toit du Messager de Dieu (bsdl). Quand je mangeais, je promenais ma main un peu partout dans le plateau. Le Messager de Dieu (bsdl) me dit: «Enfant! Prononce le nom de Dieu, mange avec ta main droite et mange de ce qui est devant toi». (Rapporté par Boukhary et Mouslim)
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741. Selon Salama Ibn Al Akwa’ (das), un homme mangea avec la main gauche chez le Messager de Dieu (bsdl). Ce dernier lui dit: «Mange avec ta main droite». Il dit: «Je ne le peux pas». Il lui dit: «Puisses-tu ne jamais le pouvoir!» Seul son orgueil l’avait en effet empêché d’obéir au Prophète (bsdl). Et effectivement il ne put plus porter sa main droite à sa bouche». (Rapporté par Moslem)
Chapitre N°105 – L’interdiction de manger deux dattes ou deux bouchées à la fois quand on mange en groupe, sauf si ses compagnons le lui permettent
742. Jabala Ibn Souheym rapporte: «Nous avons connu une année de grande disette avec Ibn Azzoubeyr. Dieu a bien voulu qu’on nous apporte des dattes. ‘Abdullàh Ibn ‘Omar (das) passa nous alors que nous mangions. Il nous dit: «Ne mangez pas deux dattes à la fois, car le Prophète (bsdl) a interdit de le faire». Puis il ajouta: «A moins qu’on en demande la permission à son frère». (Rapporté par Boukhary et Mouslim)
Chapitre N°106 – Ce que doit dire et faire celui qui mange mais reste quand même sur sa faim
743. Selon Wahshi Ibn Harb (das), les Compagnons du Messager de Dieu (bsdl) lui dirent une fois: «O Messager de Dieu! Nous mangeons mais restons quand même sur notre faim». Il leur dit: «C’est peut-être que vous ne mangez pas à un plateau commun?» Ils dirent: «Oui». Il dit: «Groupez-vous tous autour de votre repas, prononcez le nom de Dieu et votre repas vous sera béni». (Rapporté par Abou Dawùd)
Commentaire :
L’Islam est contre l’individualisme tout en respectant la personnalité de chacun. Il encourage à la sociabilité et veut que tous les Croyants vivent en famille. La prière en commun a vingt-sept fois plus de valeur que celle en aparté. Le fait de se grouper autour du même plateau renforce le sentiment de fraternité qui les unit, crée une atmosphère d’égalité et de modestie où les puissants et les faibles sont au même niveau. Cela est d’autre part plus économique que de faire chacun sa propre cuisine.
Chapitre N°107 – Le devoir de manger des bords du plateau et l’interdiction de manger de son milieu
Entre dans ce chapitre la recommandation du Prophète (bsdl): «Mange de ton côté». (URA)
744. Selon Ibn ‘Abbàs (das), le Prophète (bsdl) a dit: «La bénédiction (de Dieu) descend au milieu du manger. Mangez donc de ses bords et ne mangez pasde son milieu». (Rapporté par Abou Dawùd et Attirmidhi)
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745. ‘Abdullàh Ibn Bousr (das) rapporte: «Le Prophète (bsdl) avait un plateau surnommé «le blanc à la blancheur éclatante». Il fallait quatre hommes pour le soulever. Une fois que le soleil se leva et dépassa nettement la ligne de l’horizon et qu’ils firent la prière du Doha, on apporta ce plateau (sans doute plein de panade). Les gens se groupèrent autour de lui. Comme ils étaient bien nombreux, le Messager de Dieu (bsdl) s’accroupit sur ses genoux (pour prendre le moins de place possible). Un Bédouin lui dit: «Quelle est cette façon de t’asseoir?» Le Messager de Dieu (bsdl) lui dit: «Dieu a fait de moi un esclave généreux et n’a pas fait de moi un tyran despotique». Puis il ajouta: «Mangez des bords du plateau et laissez-en le sommet afin que votre repas vous soit béni». (Rapporté par Abou Dawùd)
Chapitre N°108 – Où il est déconseillé de manger adossé à quelque chose ou étendu sur le côté
746. Selon Wahb Ibn ‘Abdullàh (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Je ne mange pas adossé à quelque chose ou étendu sur le côté». (Rapporté par Al Boukhâri)
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747. Anas (das) rapporte: «J’ai vu le Messager de Dieu (bsdl) accroupi et mangeant des dattes». (Rapporté par Moslem)
Commentaire :
Nous voyons les sociétés dites de «consommation» faire de leurs repas une véritable solennité, surtout à l’occasion des fêtes. On se sert alors de toute boisson apéritive et de divers digestifs pour pouvoir manger bien au-delà de sa faim.
L’Islam, par contre, fait du manger un acte indispensable à la vie qu’on doit accomplir en toute simplicité et modestie et en évitant toute abondance superflue. Quand nous savons que près du quart de la population de la terre souffre de famine ou de malnutrition, il n’est pas décent d’accumuler sur sa table dix fois plus de calories que ne l’exige le bon fonctionnement de notre organisme. La plupart des maladies graves et chroniques dérivent de ces excès de table et ce sont les gens les plus frugaux qui vivent le plus longtemps et sont le moins souvent malades.
Chapitre N°109 – Où il est recommandé de manger avec trois doigts (le pouce, l’index et le majeur), de se lécher les doigts avant de les essuyer, de lécher ce qui reste collé au plateau, de manger la bouchée qui tombe et d’en effacer la trace, après s’être léché les doigts, avec le bras, le pied ou autre chose
748. Selon Ibn ‘Abbâs (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand l’un de vous mange, qu’il ne s’essuie pas les doigts avant de les avoir léchés ou de les faire lécher par un autre». (Rapporté par Boukhary et Mouslim)
Commentaire :
Du temps du Prophète (bsdl), la péninsule arabique connaissait de fréquentes famines qui donnaient encore plus de valeur à tout ce qui est aliment. En outre, le Musulman considère tout aliment comme un don gracieux de Dieu et ce serait un vrai sacrilège que de ne pas honorer ce bien de Dieu en le gaspillant ou en le jetant par terre. Cette morale peut surprendre pas mal de gens car leur esprit est obnubilé par le matérialisme et n’attache aucune valeur aux choses sacrées. Cependant même dans ces sociétés athées, il n’est pas poli de laisser quelque chose dans son assiette et cela rejoint l’esprit musulman.
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749. Ka’b Ibn Màlek a dit: «J’ai vu le Messager de Dieu (bsdl) manger avec trois doigts. Une fois qu’il avait fini de manger, il les léchait». (Rapporté par Moslem)
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750. Selon Jàber (das), le Messager de Dieu (bsdl) a ordonné de se lécher les doigts et de lécher le plat. Il disait: «Vous ne savez pas dans quelle partie de votre manger se trouve la bénédiction de Dieu». (Rapporté par Moslem)
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751. Encore selon lui, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand l’un de vous laisse tomber une bouchée, qu’il la ramasse, l’essuie et la mange sans la laisser au Diable. Qu’il ne s’essuie pas les doigts à la serviette avant de les avoir léchés car il ne sait pas dans quelle partie du manger se trouve la bénédiction de Dieu». (Rapporté par Moslem)
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752. Toujours selon lui, le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Le Diable ne cesse d’épier l’un de vous dans tout ce qu’il fait jusqu’à ce qu’il se trouve à ses côtés quand il mange. Quand l’un de vous laisse tomber une bouchée, qu’il la ramasse, l’essuie et la mange sans la laisser au Diable. Une fois qu’il a fini de manger, qu’il se lèche les doigts car il ne sait pas dans quelle partie du manger se trouve la bénédiction de Dieu». (Rapporté par Mouslim)
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753. Anas rapporte que le Messager de Dieu (bsdl), une fois qu’il avait mangé quelque chose, se léchait les trois doigts et disait: «Quand l’un de vous laisse tomber une bouchée, qu’il la ramasse, l’essuie et la mange sans la laisser au Diable». Il leur a ordonné de racler le fond du plateau en leur disant: «Vous ne savez pas dans quelle partie du manger se trouve la bénédiction de Dieu». (Rapporté par Moslem)
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754. Sa’id Ibn Al Hàreth rapporte qu’il a interrogé Jaber (das) sur la nécessité de refaire ses ablutions après avoir mangé un aliment cuit au feu. Il lui dit: «Cela n’est pas nécessaire. Du temps du Prophète (bsdl), nous ne trouvions que rarement ces repas cuits. Quand nous en trouvions nous n’avions pour serviette que les paumes de nos mains, nos avant-bras et nos pieds. Juste après nous faisions la prière sans pour cela refaire nos ablutions». (Rapporté par Al Boukhâri)
Commentaire :
Si, en cas de pénurie d’eau comme c’était souvent le cas dans ce pays désertique, on ne refaisait pas ses ablutions après avoir mangé un repas cuit au feu, le Prophète (bsdl) recommandait fortement de faire ses ablutions avant de se mettre à table et de se laver soigneusement les mains après manger.
Chapitre N°110 – La recommandation d’augmenter le nombre des mains qui participent au manger
755. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Le repas de deux suffit à trois et le repas de trois suffit à quatre». (Rapporté par Mouslim)
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756. Jàber (das) rapporte qu’il a entendu dire le Messager de Dieu (bsdl): «Le repas d’un seul suffit à deux, le repas de deux suffit à quatre et le repas de quatre suffit à huit». (Rapporté par Moslem)
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